Business model generation – Ou les patrons de conception appliquées à l’entreprise.
J’avoue, c’est mon côté un peu midinette, j’ai acheté ce bouquin d’abord parce qu’il est beau ! Business model generation, avec un titre pareil on s’attend à une couverture avec un mickey au poil lisse, la dent blanche, et les boutons de manchette dorées et à l’intérieur plein de graphiques tout moche sur du papier bible. Et là non, un format agréable, genre cahier rectangulaire, une mise en page moderne, aérée et plein de petits crobards à la fois naïfs et précis.
Côté contenu, l’approche est elle aussi intéressante, loin d’exposer une théorie pompeuse, les auteurs présentent des outils de conception pratiques. Une fois la méthode de formalisation : « le canvas », comme ils le nomment, présenté, les différentes stratégies sont analysées avec une logique qui parle bien à l’informaticien celle du « Design pattern ». Le concept de « patron de conception » emprunté aux architectes par les informaticiens est, dixit wikipédia :
« un arrangement caractéristique de modules, reconnu comme bonne pratique en réponse à un problème de conception d’un logiciel. Il décrit une solution standard, utilisable dans la conception de différents logiciels. »
Pour faire simple, et pour comparer à nos amis architectes, il y a par exemple dans la manière d’opérer une ouverture en Arc, comme par exemple, celles ci-dessous, connues depuis des lustres …
En dehors, de ces manières connues de traiter la question, soit on est en possession d’une idée géniale, soit sur le point de commettre une grosse connerie … et malheureusement dans le cas de figure le plus commun c’est la seconde option qui l’emporte.
En conception logicielle, l’on suit la même logique, on s’efforce de suivre les modèles éprouvés, ce qui ne freine nullement la créativité, mais ça c’est une autre question à laquelle Christopher Alexander tentait déjà de répondre :
« Ainsi, la valeur d’une œuvre singulière ne réside pas dans une originalité qui consisterait à s’éloigner de tout ce qui est connu, mais au contraire dans le fait d’approcher et de se conformer le plus possible à la forme idéale, au modèle culturel, en contribuant à le révéler en dépassant ses incarnations antérieures. »
Et, donc, pour revenir à « Business Model Generation » il s’agit là aussi de documenter de bonnes pratiques, sur la base de l’expérience. On y retrouve par exemple, le bien connu « Effet longue traine » qui consiste à jouer sur une diversité d’offres de niche plutôt que sur quelques produits grands publics, les modèles basés sur la gratuité etc …
Business Model Generation – éditions Wiley – 35$
http://www.businessmodelgeneration.com


Il y a maintenant également une version française:
http://goo.gl/UKqCQ
et une applicaton iPad (version www en construction):
http://goo.gl/nHi59
Cheers de la Suisse, Alex
Bonjour,
La littérature académique regorge de modèles plus ou moins conceptuels pour définir et formaliser un business model.
L’approche « Business Model Canvas » de A. Osterwalder et Y. Prigneur est certainement l’une des plus abouties ; en particulier par sa simplicité et son côté visuel favorisant la créativité.
Le site « Business Model Fab » a appliqué cette méthodologie à 2 études de cas ; les plateformes d’open innovation et les places de marché pour freelancers.
Notre agence de conseil en stratégie et innovation utilise de plus en plus ce modèle notamment auprès des entrepreneurs et start-ups.
Cordialement,